Grace Paraluch

“Flood I”, “Flood III”, “Departure”

à propos

Grace Paraluch est une artiste interdisciplinaire visuelle dont la pratique comprend actuellement plusieurs peintures à l’huile sur toiles grand format. Ayant un intérêt prononcé pour la mauvaise copie et la synthèse, thématiquement elle se concentre sur l’intervention humaine dans la nature et la notion du paysage en tant que marchandise. Née à Winnipeg, au Manitoba, elle vit à Montréal depuis près de sept ans, où elle obtiendra son Baccalauréat ès beaux-arts cette année.
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Faisant usage d’images prélevées des archives publiques et d’images provenant de l’internet, cette série de peintures grand format tire son inspiration à la fois de souvenirs personnels et collectifs de l’inondation mémorable de 1997 qui a ravagé le Manitoba et le Dakota du Nord. Cette inondation à été le catalyseur ayant déclenché cette œuvre. Se penchant sur la notion d’une nature idéale et encadrée versus sauvage et imprévisible, la série considère l’impact de l’intervention humaine sur l’environnement naturel à travers les terres ayant fait l’objet de banlieusardisation et de domestication. Je suis intéressée par la réappropriation des paysages par la Terre et de l’impact conséquent sur la vie humaine.
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Les lignes qui définissent les lacs, les plages et les rivières du Manitoba deviennent menaçantes à chaque printemps, lorsque le climat fluctue et entraîne d’importants changements au paysage. Les droits de propriété sont remis en question lorsque les résidents de banlieues urbaines et de campagne au Manitoba doivent faire face à des limites variant conjointement avec la hausse et la baisse des marées à chaque année. Les inondations annuelles menacent la notion de banlieue blanche et destinée manifeste, et de droit de propriété. Des résidents désespérés sont obligés d’établir de nouvelles limites avec des sacs de sable en se basant sur la puissance des eaux montantes ; le gonflement des étendues d’eaux soumet les paysages aux tensions entre la terre et les propriétaires. Combinant des éléments tirés d’images d’archives à de la narration, ces peintures viscérales évoquent la fluidité de la mémoire et le sentiment conflictuel de nostalgie lors de tels événements.